LE FESTIVAL DéVOILE LA PROGRAMMATION DE SA 22e éDITION


Du 4 au 12 novembre, le Geneva International Film Festival Tous Ecrans sera placé sous le sceau de la sensualité, de l’érotisme, de la liberté de disposer de son corps et de son esprit. Avec une programmation coquine, iconoclaste et subversive, mais aussi les Premières suisses des derniers films de Brillante Mendoza, Andreï Kontchalovski, Jim Jarmusch, Walter Hill, Wim Wenders, Albert Serra, Denis Côté, Jan Kounen, Hong Sang-soo, Philippe Grandrieux et Kiyoshi Kurosawa. La manifestation donnera également la possibilité au public genevois de découvrir en primeur les derniers nés de Cristian Mungiu, Olivier Assayas, Marco Bellocchio, et Apichatpong Weerasethakul qui sera l’hôte d’honneur du Festival cette année, comme de voir ou revoir les plus beaux films 3D de l’histoire du cinéma. Même feu d’artifice du côté de la télévision, avec une sélection des 21 séries les plus attendues du moment, dont Jour polaire, Splitting Up Together, The Night Of ou encore les séries événements The Girlfriend Experience de Lodge Kerrigan et Amy Seimetz (produite par Steven Soderbergh), et The Young Pope de Paolo Sorrentino, avec Jude Law en vedette. Sans oublier les séries web, courts métrages, vidéoclips ou encore les œuvres interactives et transmédia, ainsi que, pour la première fois en Suisse, une Compétition internationale d’œuvres en réalité virtuelle présentée au VRoom, érigé dans la cour extérieure de la Maison communale de Plainpalais (Pitoëff). Par ailleurs, 5 Nuits blanches, les week-ends, du jeudi au samedi jusqu’à 4h du matin (en entrée libre jusqu’à 1h), attiseront les ardeurs du public. Programme et billetterie en ligne disponible dès aujourd’hui.

CINÉMA


Ouverture, le vendredi 4 novembre à la Maison communale de Plainpalais (Pitoëff)
• Première suisse de Gimme Danger de Jim Jarmusch

Clôture, le samedi 12 novembre à la Maison communale de Plainpalais (Pitoëff)
• Première suisse de Yourself and Yours de Hong Sang-soo

Compétition internationale de longs métrages


Pas moins de dix films en Première suisse seront en lice pour le Reflet d’Or 2016. Une sélection foisonnante d’œuvres audacieuses, toutes choisies pour l’originalité de leur mode de narration, où fiction et documentaire s’enlacent, s’embrassent, voire fusionnent. Dans Swagger, Olivier Babinet pose un autre regard sur la jeunesse des banlieues parisiennes, à mille lieues des poncifs médiatiques. Mariage pour tous ou ménage à trois, peur de l’abandon et crise existentielle, Jean-Christophe Meurisse nous plonge avec Apnée dans une succession de sketches où l’absurde le dispute à la chronique sociale. Stigmates du colonialisme et croyances animistes s’entrechoquent dans Sac la mort de Emmanuel Parraud, un film âpre et méditatif, tourné en créole sur l’île de la Réunion. Chronique douce-amère de l’Iran contemporain, Life and a Day de Saeed Roostaee fait souffler un peu de comédie à l’italienne sur le pays de Kiarostami. Dans Park, au cœur des ruines du village olympique d’Athènes, les dieux ont laissé place à une bande d’ados livrés à eux-mêmes, que Sofia Exarchou filme avec sensualité. Autre ville, autres troubles, dans In the Last Days of the City de Tamer El Said, la propre vie du cinéaste cairote se mêle au récit de sa lutte pour faire œuvre, une méditation sur le cinéma lui-même.

A Decent Woman de Lukas Valenta Rinner sonne comme une critique au vitriol de l’asservissement du prolétariat argentin par la bourgeoisie. Mais il s’agit en fait d’un conte sulfureux sur la révolution par la nudité, le sexe et les fusils à pompe. Dans Old Stone, le cinéaste Johnny Ma dépeint la lourdeur et l’aberration de l’administration chinoise à travers un thriller digne de Scorcese ou Coppola. Avec Alipato - The Very Brief Life of an Ember, le pape du cinéma punk philippin, poète et musicien, Khavn De La Cruz livre une épopée trash, acide et ultraviolente sur la vie d’un gang dans un bidonville de Manille en 2025. Enfin, The Giant de Johannes Nyholm, entre Freaks et Les Idiots, conte l’histoire de Rikard qui, malgré sa difformité, est l’un des meilleurs joueurs de pétanque du Danemark. Il rêve d’un géant qui viendra le sauver de la folie des hommes.

Compétition internationale de courts métrages


Les courts métrages sont le plus souvent un laboratoire d’idées et un exercice de style qui permet de faire émerger de jeunes auteurs et de nouveaux talents. Douze œuvres concourent cette année dans cette catégorie, dont deux Premières mondiales pour Splendid de Aude Py et Bruno Ulmer, mais aussi L’Eté de Maxime Rappaz. Deux Premières internationales pour Guest de Moon Blaisse et L’Age des sirènes de Héloïse Pelloquet. Huit Premières suisses pour A Man Returned de Mahdi Fleifel, Elle pis son char de Loïc Darses, Bacon and God’s Wrath de Sol Friedman, Circles de Frida Kempf, Estate de Ronny Trocker, Oh What a Wonderful Feeling de François Jaros, Notre héritage de Jonathan Vinel avec la collaboration de Caroline Poggi, et Venusia de Louise Carrin.

Hors compétition

Highlight Screenings

Plus d’une douzaine de films, dont une large majorité de Premières suisses, composent le programme de cette troisième saison de Highlight Screenings. Le public du Festival aura ainsi l’occasion de découvrir en primeur quelques uns des films les plus acclamés de l’année, dont Ma’Rosa de Brillante Mendoza avec Jaclyn Jose, Prix d’interprétation féminine à Cannes 2016, Graduation du Roumain Cristian Mungiu et Personal Shopper de Olivier Assayas (avec Kristen Stewart), tous deux Prix de la mise en scène ex-aequo à Cannes, ou encore Paradise de Andreï Kontchalovski, Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise 2016. Sans oublier Le Secret de la chambre noire par le cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa, avec Olivier Gourmet et Tahar Rahim, Boris sans Béatrice de Denis Côté, avec Denis Lavant, (re)Assignment de Walter Hill, avec Michelle Rodriguez et Sigourney Weaver et Sweet Dreams de Marco Bellocchio, avec Valerio Mastandrea, Bérénice Bejo et Emmanuelle Devos, ou encore Wiener Dog de Todd Solondz, avec notamment Julie Delpy. De son côté, Adolpho Arrietta livre une version très contemporaine du conte Belle dormant, avec Niels Schneider, Tatiana Verstraeten et Mathieu Amalric. Tandis que Wim Wenders, lui, réunit entre autres Reda Kateb et Nick Cave dans Les beaux jours d’Aranjuez, et que Jean-Pierre Léaud se révèle magistral dans un huis clos en clair-obscur très pictural, signé Albert Serra, La Mort de Louis XIV. Enfin, le turbulent Gimme Danger de Jim Jarmusch ouvrira le Festival, alors que le sublime Yourself and Yours du Coréen Hong Sang-soo, le clôturera.

Rien que pour vos yeux

La section «coups de cœur» des programmateurs du Festival, Rien que pour vos yeux propose cette année dix longs métrages, dont une Première internationale pour Boone de Christopher LaMarca qui filme avec sensibilité et pudeur le naufrage de l’Amérique rurale. Par ailleurs, huit films en Première suisse figurent dans cette section, tels Vape Wave de Jan Kounen, à travers lequel l’auteur de Doberman, 99 francs et Blueberry règle ses comptes avec l’industrie du tabac. Dans Porno e Libertà de Carmine Amoroso, retour sur l’invention du X comme outil de protestation et de lutte sociale contre la bourgeoisie chrétienne dans l’Italie des années 1970. Avec Le Parc, Damien Manivel signe quant à lui une fable onirique douce-amère sur le trouble des premières amours adolescentes. Dans Malgré la nuit de Philippe Grandrieux, un homme parti à la recherche d’un amour perdu traverse les désirs d’une autre femme, tandis que dans Vivere, l’amour particulier d’une fille pour sa mère se révèle sous l’œil de Judith Abitbol, de l’intime partagé sans pathos ni voyeurisme. The Space in Between: Marina Abramović and Brazil de Marco del Fiol filme le périple spirituel extrême de l’artiste Marina Abramović au cœur du Brésil. Dans Subland, le cinéaste Noël Magis suit les pérégrinations du groupe de rap français Odezenne. Tandis que Sing Street de John Carney narre les ambitions d’un groupe d’adolescents qui monte un groupe «futuriste» à Dublin en 1985, et que Resplandor de Fernando Priego Ruiz, tourné au pied des Andes, montre le lien puissant entre un homme presque aveugle et sa terre originelle.

Hommage à Apichatpong Weerasethakul

Invité d’honneur de cette 22e édition, Apichatpong Weerasethakul se verra décerner le Film & Beyond Award, un prix remis en partenariat avec la maison horlogère genevoise RJ-Romain Jerome, lors de la cérémonie de clôture, le samedi 12 novembre. Par ailleurs, en collaboration avec la Cinémathèque suisse, les Cinémas du Grütli, la HEAD-Genève et la Biennale de l’Image en Mouvement organisée par le Centre d’Art Contemporain Genève, le Festival présentera une vaste rétrospective des films du maître thaïlandais, ainsi que Fireworks (Archives), installation vidéo inédite en Suisse et emblématique de son travail de plasticien.

Hors compétition

Rétrospective Stereoscopia: une histoire de la 3D

La 3D a connu de nombreuses variantes techniques depuis ses premiers pas au cinéma dans les années 1920. Souvent oubliées, les premières œuvres en 3D sont aujourd’hui ressuscitées grâce à la restauration numérique. Reconnu comme prescripteur en matière de nouvelles formes de narration, mais aussi d’expression et de réalisation technique, le Festival a souhaité cette année partager une trentaine d’œuvres, dont 22 longs métrages ayant marqué l’histoire de la 3D. Parmi lesquelles Robinzon Kruzo de Aleksandr Andrievsky (1947), House of Wax de André de Toth (1953), Dial M For Murder de Alfred Hitchcock (1954), The Mask de Julian Roffmann (1961), The Stewardesses de Allan Silliphant (1971), Cave of Forgotten Dreams de Werner Herzog (2010), Pina de Wim Wenders (2011), 3X3D de Jean-Luc Godard, Peter Greenaway et Edgar Pêra (2013), Love de Gaspar Noé (2015) ; ainsi que les films d’animation Boogie de Gustavo Cova (2009), et Lisa Limone and Maroc Orange: a Rapid Love Story de Mait Laas (2013). Sans oublier la Première mondiale de WOMB du chorégraphe Gilles Jobin (2016), lequel a collaboré à la programmation de cette rétrospective.

TÉLÉVISION

Compétition internationale de séries TV

Brésil et Uruguay, Etats-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Danemark, Islande, Hongrie ou République Tchèque, tels sont les pays d’origine des séries de cette compétition 2016. Preuve, s’il en fallait, que les showrunners européens, d’Europe du Nord ou d’Europe de l’Est, comptent désormais autant sur l’échiquier international que ceux des pays anglo-saxons. Le Festival se félicite notamment de pouvoir faire découvrir en Première mondiale la série Prisoners de Nina Dög Filippusdóttir et Unnur Ösp Stefánsdóttir, réaliste et retorse sur l’univers carcéral féminin. Mais aussi en Première internationale, Blue Shadows de Viktor Taus, un polar très noir, pour une série tchèque surprenante par la beauté de ses images, et en Première européenne The Hypnotist de Pablo de Santis, qui oscille entre Sherlock et The Prestige de Christopher Nolan. Par ailleurs, sept Premières suisses s’ajoutent à cette sélection, Amigos de Jean-Claude van Rijckeghem et Pierre de Clercq, qui traite avec humour de la réinsertion d’un groupe d’ex-codétenus ; Camping de Julia Davis ; Golden Life de Gábor Krigler ; Splitting Up Together de Mette Heeno, qui narre l’histoire d’un couple divorcé obligé de vivre ensemble pour éviter de brader sa maison ; The Girlfriend Experience de Lodge Kerrigan et Amy Seimetz, où Christine, une jeune étudiante en droit devient escort girl la nuit (série produite par et tirée du film de Steven Soderbergh) ; et The Night Of de Richard Price et Steven Zaillian. Sans oublier Ku’damm 56 - Rebel Without a Cause de Annette Hess, sur la vie d’une jeune fille dans le Berlin de l’après-guerre.

Compétition internationale de vidéoclips

Plus d’une quinzaine de vidéoclips parmi les plus créatifs du moment seront départagés par le même jury que celui de la compétition de courts métrages, dont notamment Submarine (The Shoes ft. Blaine Harrison) réalisé par Karim Huu Do, Human Sadness (Julian Casablancas) par Warren Fu et Nicholaus Goossen, Grief (Earl Sweatshirt) par Hiro Murai, City Lights (The White Stripes) par Michel Gondry, ou encore Marche (Régis) par la Genevoise Virginie Morillo.

Hors compétition

Inédits: Cinéastes, de notre temps

Après avoir clos l’an passé le cycle Cinéastes, de notre temps, le Festival ne pouvait toutefois pas ignorer les quelques inédits, produits en 2016. Ainsi, la Première mondiale de Rouben Mamoulian - Lost and Found par André S. Labarthe; les Premières internationales de No Return: Rafi Pitts par Gaëlle Vidalie et Un, parfois deux... de Laurent Achard ; ou encore les Premières suisses de Parle-moi encore de Jean-Paul Fargier ; ainsi que Le Réveil des ombres. Une histoire du nouveau cinéma chinois de Serge Le Péron complètent le corpus de cette rétrospective, qui compte désormais plus de 110 œuvres.

Evénement

Serial Day & Night

les samedi 5 et dimanche 6 novembre


Durant tout un week-end, le Festival organise un gigantesque marathon pour les amateurs de séries. Outre une diffusion des séries TV et séries web en compétition, plus d’une dizaine de séries hors compétition seront projetées, dont les séries événements de CANAL+ The Young Pope de Paolo Sorrentino, avec Jude Law, Diane Keaton, Cécile de France ou encore Ludivine Sagnier, et la Première suisse de Jour Polaire de Måns Mårlind et Björn Stein, le nouveau thriller des auteurs de Broen (The Bridge), avec Leïla Bekhti, qui incarne Kahina Zadi, capitaine française de l’Office central pour la répression des violences aux personnes, dépêchée en Suède suite au meurtre violent et mystérieux d’un citoyen français. Mais aussi la Première internationale de Morbid Stories par Tiina Lymi, une comédie mâtinée d’humour noir à la finlandaise, la Première européenne de Mum par Stefan Golaszewski, où Lesley Manville, figure du cinéma de Mike Leigh, campe une femme qui change drastiquement ses habitudes après la mort de son mari.

Le Festival se félicite également de pouvoir montrer en Première suisse, les séries Better Things de Pamela Adlon et Louis C. K., une satire acide sur le star-system hollywoodien, Flowers de Will Sharpe, avec un père suicidaire qui semble dissimuler son homosexualité et un illustrateur japonais que la mère tient pour l’amant de son mari, Roadies de Cameron Crowe, sur les coulisses du rock, The Silent Valley de Jarl Emsell Larsen, qui met en scène deux jeunes adolescents minés par un double secret: avoir fait l’amour ensemble puis avoir été témoins d’un meurtre, Son of Zorn de Reed Agnew et Eli Jorne, la rencontre délirante entre South Park, The Office et Musclor, ou encore NSU German History X de Gabriela Sperl, inspirée de faits réels, qui narre la montée en puissance d’un groupe néo-nazi dans l’Allemagne réunifiée. Enfin, pour souligner sa qualité, le Festival a souhaité cette année rediffuser en intégrale et sur grand écran la série The Night Manager, réalisée par Susanne Bier.

DIGITAL


Compétition internationale d’œuvres en réalité virtuelle

Le Festival Tous Ecrans continue de défricher les nouveaux champs de création audiovisuelle et inaugure, pour la première fois en Suisse, une compétition d’œuvres en réalité virtuelle. Dix œuvres, sélectionnées pour leurs qualités, aussi bien narratives que techniques ou esthétiques, seront en lice pour le tout premier Reflet d’Or dans cette catégorie: Mars 2030 de Julian Reyes (Première mondiale  - Etats-Unis) ; Stuck In The Middle With You de Matthew Bate et Gideon Obarzanek (Première internationale - Australie) ; Transition de Joost Jordens et Mike von Rotz (Première suisse - Pays-Bas) ; The Future of Music de Greg Barth (Première suisse - Royaume-Uni) ; SENS VR de Charles Ayats, Armand Lemarchand et Marc-Antoine Mathieu (Première suisse - France) ; Firebird - La Péri de Balthazar Auxiètre (Première suisse - France) ; Easter Rising: Voice of a Rebel de Oscar Raby (Première suisse - Australie) ; Drawing Room de Sara Kolster, Jan Rothuizen, Harm van de Ven et Juul Spee (Première suisse - Pays-Bas) ; EWA, Out Of Body de Johan Knattrup Jensen (Première suisse - Danemark); et In the Eyes of the Animal de Barney Steel, Robin McNicholas et Ersin Han Ersin (Première suisse - Royaume-Uni).

Le Forum des images (France) et le Festival du nouveau cinéma (Canada) sont partenaires de la Compétition internationale d’œuvres en réalité virtuelle

Compétition internationale de séries web

Une sélection éclectique d’une douzaine de séries web en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Australie, du Royaume-Uni, mais aussi d’Allemagne, d’Autriche, de France ou de Suisse concourent pour le Reflet d’Or 2016, avec notamment une Première mondiale pour Post Tenebras Lux de Jeff Vercasson, une Première suisse pour Oscar’s Hotel for Fantastical Creatures de PJ Liguori. Mais aussi It’s So L.A. de Frédéric et Solal Choffat ; Barber Show de Hugues Lawson-Body ; Le Bateau de l’Enfer de Julian Nodolwsky et Joachim Barbier ; Aunty Donna: 1999 de Mark Samuel Bonanno, Kelly Broden, Sam Lingham, Zachary Ruane, Max Miller et Thomas Armstrong ; Endzeit de Anna et Jan Groos ; Le Ball Trap de Adam Traynor et Gael Gittard ; Made in Mosjøen de Aleksander L. Nordaas ; Simulated Dead People de Adam Butcher ; La Dump de Maude Morissette ; et Hikea de Hunter Fine et Alex Taylor.

Hors compétition

Digital hors compétition

Installations vidéo, œuvres interactives, immersives, à 360° ou VR, tous les média numériques s’invitent au cœur de cette programmation éclectique et transversale. Près d’une vingtaine d’œuvres couvrent le champ à la fois ludique et innovant de cette sélection, que l’on découvrira au sein du VRoom, espace privilégié pour découvrir les œuvres en réalité virtuelle, érigé dans la cour extérieure de la Maison communale de Plainpalais.

A ne pas manquer également, dans les sous-sols du lieu central, une expérience unique en son genre: The Machine to Be Another (Première suisse - Espagne), créée par le collectif BeAnotherLab, cette «machine à être un autre» permet à des duos homme-femme de se retrouver en direct, grâce à la VR, dans le corps de l’autre. A quelques mètres de là, dans le Lounge du lieu central, l’installation vidéo 3D ISOS de A Two Dogs Company / Kris Verdonck (Belgique), composée de neuf boîtes à images contenant chacune un court métrage en relief, rendra hommage à l’univers trouble de l’auteur britannique J.G. Ballard. De son côté, Vincent Ravalec, écrivain culte qui a tâté du cinéma avant de plonger avec délice dans la VR dévoilera un aperçu de son projet en réalité virtuelle Fan Club avec Mathieu Kassovitz, Clotilde Courau et Denis Lavant (Première internationale - France / Luxembourg). La Suisse n’est pas oubliée à travers la présentation de deux projets événements d’apelab: Watchout ! dans lequel Ma Vie de Courgette, le film-sensation du dernier festival de Cannes et candidat aux Oscars, voit l’existence de ses héros prolongée dans un jeu en réalité virtuelle (Première internationale - Suisse), ainsi que Break a Leg, installation magique rendant hommage à Houdini et aux prestidigitateurs de la Belle Epoque, qui transportera les festivaliers au Studio 7 (3e étage de la Maison des arts du Grütli). Au même endroit seront présentés trois projets des étudiants du département Media Design de la HEAD-Genève. Enfin, la salle Simon (sous-sol de la Maison des arts du Grütli) accueillera l’installation vidéo 3D Nightlife de Cyprien Gaillard, lors de deux séances uniques.

Geneva Digital Market

du 7 au 10 novembre

Soutenue par Pro Helvetia, la RTS, le Medi@Lab de l’UNIGE et l’Office fédéral de la culture, la quatrième édition du Geneva Digital Market (ex-Workflow) s’adressera aux professionnels de l’audiovisuel, comme au public, venus écouter et participer aux tables rondes, débats et conférences sur l’avenir du monde des images. Le rendez-vous s’ouvrira cette année sur une conférence très attendue, à propos du rôle des télévisions de service public dans la création indépendante contemporaine alors que l’écrivain et réalisateur Vincent Ravalec, ainsi que le cinéaste et producteur Jan Kounen échangeront avec leurs pairs sur la fiction virtuelle: un défi pour les scénaristes ? 

Par ailleurs, le Geneva Digital Market proposera un nouveau concept de rencontres professionnelles, le New Digital Talents, soutenu par Engagement Migros, une occasion de mettre en lumière une vingtaine de sociétés de production suisses et européennes à la pointe de l’innovation et de la création artistique. Des sessions de pitching seront organisées devant un parterre de professionnels. Tandis qu’un module de Match-Making, conçu pour l’accompagnement d’une sélection de porteurs de projets, offrira aux créateurs suisses l’opportunité de rencontrer les acteurs-clés et investisseurs potentiels les plus pertinents de l’industrie du numérique, lors d’entretiens personnalisés.

Le Geneva Digital Market bénéficie notamment des soutiens de la SRG SSR, Pro Helvetia, l’OFC (Office fédéral de la culture), et est organisé en partenariat avec la RTS (Radio Télévision Suisse) et le Medi@Lab de l’UNIGE (Université de Genève)


Le programme du New Digital Talents est rendu possible grâce au soutien d’Engagement Migros

 

Les Cross Video Days (France) sont partenaires du New Digital Talents



Evénement

Journée des enfants


Ateliers et projections, le dimanche 6 novembre (à partir de 4 ans)

•Atelier pour les 4-8 ans: Hors cadre
La tablette est une fenêtre sur le vaste monde de l’imaginaire. Ensemble, les enfants vont ouvrir cette fenêtre, dessiner dedans ou autour, faire s’animer leurs dessins de papier. Avec les Editions animées et le livre interactif BOUM! de Mikaël Cixous.

•Atelier pour les 8-12 ans: Histoire de bidules
Juste un petit bidule, et toute l’histoire démarre. Après avoir vu le livre interactif Moi, j’attends de Davide Cali et Serge Bloch, les enfants pourront raconter leur propre histoire de la même manière. Ils dessineront des saynètes afin de construire une histoire animée, racontée à l’oral.

•Atelier pour les 10-14 ans: Le Périple aux 1000 chemins
Basé sur le concept des livres dont vous êtes les héros, cette activité permettra aux enfants de schématiser la carte de l’aventure, puis de se lancer dans la rédaction d’un récit à choix multiples. Ils pourront aussi ajouter des images, ou venir avec les leurs s’ils ont déjà un projet.

Par ailleurs, La Lanterne Magique fera remonter le temps aux tout petits comme aux plus grands: destination l’univers onirique de Max Linder, avec une séance de trois courts métrages du génie du cinéma burlesque. Sans oublier Les Contes de la nuit, film en 3D de Michel Ocelot, présenté à la Berlinale 2011, qui enchantera par son univers minimaliste et coloré.

48 Hour Film Project

du lundi 7 au mercredi 9 novembre


Comme chaque année, le Festival s’associe avec les 48H pour réveiller le cinéaste, le scénariste ou l’acteur qui sommeille en vous. Avec, à la clé, la possibilité de participer à la finale américaine et la garantie de voir son film projeté sur grand écran.
Cérémonie de remise des prix le 9 novembre, dès 18h30.
Concours sur inscription: 48hourfilm.com

avec le soutien de CineGlobe